Photo d'un terrain de football. Pixabay
12 avril 2022
La désignation du Qatar comme pays hôte de la Coupe du monde 2022 donne lieu à de multiples controverses.
Quelques événements ont déclenché des rumeurs de corruption parmi les membres du Comité exécutif de la FIFA et le gouvernement du Qatar. Lorsque le Qatar a été annoncé pour la première fois en 2010 comme pays hôte pour 2022, il était classé 113e mondial par le site officiel de la FIFA, même si les 32 meilleures équipes peuvent normalement se qualifier pour la compétition. Et l'équipe nationale du Qatar n'avait jamais participé à la Coupe du monde auparavant. La Suisse était précédemment le plus petit pays à avoir accueilli la Coupe du Monde en 1954, événement réunissant en peu moins de 800 000 visiteurs sur 40 000 km² de territoire. En comparaison, le Qatar, environ quatre fois plus petit (11 571 km²), devrait accueillir 1,5 million de personnes.
En plus, une enquête a été ouverte après que The Sunday Times a divulgué des fichiers montrant que seulement 21 jours avant que l'instance dirigeante de la FIFA décide que le Qatar serait l'hôte, leur diffuseur public a offert à la FIFA 400 millions pour les droits de diffusion, à l'insu d'autres pays qui espéraient être choisis.
En outre, à cause des conditions inadaptées à la pratique du football, il a fallu installé un système de climatisation dans les stades. Cependant, FIFA a reporté l’événement en novembre et en décembre. Ce qui s’applique aux footballeurs et aux spectateurs ne s’applique évidemment pas à ceux qui construisent les infrastructures nécessaires pour accueillir la Coupe : stades, hôtels, métros, villes nouvelles, etc. Ceux qui ont peiné pendant plus d’une décennie dans la chaleur étouffante. Mais les critiques plus dures concernent la situation des travailleurs migrants et le non-respect des droits de l’Homme. Un reportage vidéo de The Guardian montre qu’entre juin et juillet 2013, 44 travailleurs népalais sont décédés. Selon les chiffres communiqués par l’Ambassade d’Inde en janvier 2014, 450 Indiens ont perdu la vie sur les chantiers qataris. En février dernier, le Guardian a annoncé qu’en dix ans les chantiers de la Coupe du monde ont provoqué la mort de 6 500 ouvriers venu d’Asie.
Agnesa Hajrizaj et Isabel Santos