Photo du bureau Caritas, Fribourg, Maude Delaloye
Que fait la Suisse ?
12 avril 2022
En mars 2022, la Suisse comptait plus de 11'000 réfugiés ukrainiens.
Ce chiffre est en constante augmentation en raison de la guerre.
Selon le secrétariat d’État aux migrations, plus de 90'000 autres réfugiés ukrainiens peuvent encore arriver (chiffres de mars 2022)
Comment la Suisse gère-t-elle tout cela ?
La Suisse a mis en place différentes aides dans le but d’intégrer les réfugiés ukrainiens au sein de la population.
Un statut de protection spéciale a été mis en fonction. Il s’agit du statut S. Il leur permet d’obtenir une protection rapide et non bureaucratique.
La validité de ce statut est limitée à un an. Il leur confère un droit de séjour, la possibilité d’effectuer des regroupements familiaux, un droit d’hébergement, un droit à l’assistance et aux soins médicaux. Les enfants en âge de scolarité obligatoire ont accès à l’école.
Concernant l’hébergement, il y a plusieurs initiatives.
Il existe des centres fédéraux pour requérants d’asile (CFA). Ils concernent les personnes qui n’ont pas de logement. C’est le premier point de contact pour les réfugiés. Ils sont hébergés brièvement d’une à trois nuits. À la suite de ces trois jours, ils sont répartis dans différents cantons. Ces derniers se chargeront de leur encadrement.
Les cantons seront quant à eux concernés par la prise en charge des personnes enregistrées. Celles-ci sont réparties de manière proportionnelle à la population résidente de ces derniers.
Le SEM indemnise les cantons au moyen d’un forfait global qui se monte à environ 1500 francs par personne pour un mois afin de couvrir les assurances.
L’organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) en collaboration avec des organisations partenaires, comme la Croix-Rouge suisse, Caritas et bien d’autres encore, aide également les Ukrainiens dans le besoin. Ceux-ci peuvent être hébergés par des familles d’accueil privées. Le canton se chargera selon sa volonté de l’indemnisation de ces dernières.
Certains hôtels peuvent également mettre de nombreuses chambres à la disposition des Ukrainiens s’ils en ont les capacités. Pour cela, ils doivent s’inscrire sur le site de l’OSAR ou Campax.
La Suisse s’engage à son échelle pour soutenir toutes personnes victimes de cette guerre. Ignazio Cassis, Président de la Confédération, n'a pas manqué pas de montrer sur Twitter son soutien envers cette population :
« L’Ukraine au cœur de nos préoccupations au Conseil des droits de l’homme. Nous devons impérativement travailler ensemble pour assurer la protection des droits de l’homme et du droit internationale humanitaire. La Suisse salue la tenue d’un débat urgent. »
Tatiana Calasso et Maude Delaloye