Criminel (photo prétexte), pixabay
Opération anti-gang instaurée au Salvador
14 avril 2022
Dimanche 27 mars 2022, Nayib Bukele, Président actuel du Salvador, a mis en place l'état d'urgence pour un mois, après un pic d'homicides liés aux gangs.
Depuis la guerre civile des années 80, le Salvador est rongé par la violence de ces groupes armés. Suite à un nombre de 62 homicides en seulement 24 heures, une vague d'arrestations dure depuis 15 jours. En 2021, ce pays n'a recensé que 1'140 meurtres, soit le chiffre le plus bas depuis la guerre civile. C'est pourquoi, afin de préserver ce progrès, l'opération antigang a été introduite.
L'état d'urgence consiste à restreindre la liberté de réunion, l'inviolabilité de la correspondance ainsi que des communications et autorise les arrestations sans mandat. Monsieur Bukele a de plus décrété "l'alerte maximale" dans toutes les prisons du pays. Les incarcérés sont donc enfermés dans leur cellule 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
L'ONU craint une dérive autoritaire du président Bukele, élu sur la promesse de mener une politique de "main dure" sur les gangs. Les autorités sont soupçonnées d'usages excessifs et inutiles de la force sur les détenus.
17 000 membres présumés de gang ont déjà été interpellés par des policiers et des militaires munis de fusils d’assaut et équipés de gilets pare-balles qui patrouillent dans les rues tout en procédant à des arrestations. Une récente modification du code pénal menace les criminels âgés de 12 à 15 ans d'une peine privative de liberté pouvant s'étendre jusqu'à 10 ans et pouvant atteindre les 20 ans dès l'âge de 16 ans. Cette nouvelle loi va être bénéfique pour le Salvador selon Nayib Bukele.
Louise Barras et Angélina Bertato