Photo des journaux
Fribourg, Arthur Savio
UNE MYSTERIEUSE DIPARITION A ST-MICHEL
12 avril 2022
En ce matin du 12 avril 2022, notre professeur de français, Monsieur Christian Bardy, nous a signalé la disparition, la veille, des vingt-quatre exemplaires de La Liberté que le rédacteur en chef de ce journal, François Mauron, lui avait promis de faire livrer au Collège. Une enquête a été menée suite aux plaintes de l’enseignant. Les deux soussignés, enquêteurs renommés de St-Michel, ont été appelés pour tenter d'éclaircir cette affaire hors du commun. Les principaux suspects étaient : le professeur de français lui-même, le concierge et les membres du secrétariat. En quittant la salle 1.2.3, les enquêteurs ont tout de suite remarqué quelque chose d’étrange : les journaux étaient posés au-dessus des casiers des enseignants. Un problème toutefois : il y avait un jour en retard. La première réaction de nos investigateurs a été d'apporter les journaux à leur destinataire. Suite à cela, les enquêteurs en herbe du prestigieux collège fribourgeois sont partis interroger les membres du secrétariat. Les indices ont tous mené vers une seule personne, le concierge.
Henri Brodard Concierge de St-Michel
Fribourg, Rebecca Paiva
Après un interrogatoire, le concierge Henri Brodard a donné sa version des faits. Il a expliqué qu’en allant ouvrir les portes du Collège à six heures et demie, il a pris les journaux et les a déposés au-dessus des casiers des enseignants. Une question s'est alors posée : comment est-il possible qu’en arrivant à l’école le professeur de français n’ait pas vu les journaux sur les casiers ? Était-ce une faute d’inattention ?
Que nenni !
Il pensait les retrouver au secrétariat où on lui a dit ne pas les avoir reçus. il est alors allé vérifier dans son casier. Il n'y a rien trouvé et se dit persuadé qu'il aurait vu la pile de journaux disposée juste au-dessus de son casier.
Le mystère demeure donc entier. Un mauvais plaisantin a-t-il subtilisé momentanément les journaux ? Toujours est-il que Monsieur Bardy avait paré au plus pressé en se rendant lundi après-midi dans les locaux de La Liberté pour récupérer 24 autres exemplaires qui nous ont permis d'effectuer le travail d'analyse prévu en classe.
Rebecca Paiva et Arthur Savio
Photo des locaux
Fribourg, Rebecca Paiva
La Liberté : histoire et fonctionnement
La Liberté, journal cantonal fribourgeois fondé en 1871 par Joseph Schorderet, est la sixième gazette la plus lue de Suisse romande, juste derrière le quotidien vaudois « 24 heures ». Avec près de 39 000 abonnés en 2011, La Liberté voit ses chiffres augmenter grâce à son journal numérique alors que, pour le journal papier, les chiffres demeurent plus ou moins stables mais avec un public vieillissant.
Une séance d’information et de présentation sous la houlette du rédacteur en chef, M.François Mauron, le lundi 11 avril 2022, a éclairé nos lanternes quant au fonctionnement de ce journal. Les bureaux de la Liberté comptent environ 100 employés dont 55 journalistes sur le terrain. Les horaires de travail sont pour la plupart propres à chacun. Les secrétaires sont généralement les premières arrivées sur place.
Cependant, les livreurs sont les premiers debout pour la livraison des journaux tôt le matin car 60% des livraisons sont faites à la main pour des particuliers. La Liberté peut compter sur deux secrétaires, deux correcteurs, un spécialiste en images, des traducteurs et un dessinateur sans oublier le rédacteur en chef François Mauron. Une fois les informations récoltées et les articles rédigés, une mise en page est créée lors de la réunion du bureau appelée le Mur. Une réunion à laquelle nous avons pu assister et lors de laquelle les dernières finitions sont discutées. Leur deadline est fixée à 00 h 30. En cas de dépassement de délai, il peut y avoir des pénalités financières.
Le journal est divisé en quatre cahiers. Le premier s'intéressant à l’international, l’économie ou la Suisse en général, le deuxième portant sur le régional, le troisième traite de sport avec un accent tout particulier mis sur les clubs phares de hockey sur glace et de basket. Pour finir, le quatrième s'intitule "magazine" et contient des dates d’événements ainsi que des éléments culturels.
Pour clore le sujet, nous avons interviewé une quarantaine de personnes et sommes arrivés à ces résultats :
Pour ce qui est des personnes des autres cantons, dans les cinq interviewés aucun ne lit la Liberté
mais cela est sans surprise car c’est un journal plutôt à vocation cantonale.